Labsterium
et la culture Makers

Si jouer avec la technologie, l’adapter comme bon vous semble et partager vos expériences avec d’autres sont vos credo, alors vous êtes un Maker. Comme nos fondateurs.

Intégration électronique, projet V&R, 2015
Intégration électronique, projet V&R, 2015

Qu’est-ce qu’un Maker?

Synthétiser en quelques mots ce qu’est un Maker n’est pas évident, car il ne se réduit pas à une fonction, mais plutôt à une façon de faire et de penser. En cumulant les grands traits qui le caractérisent, on pourrait le définir comme un inventeur 2.0, bricoleur curieux et partageur, privilégiant l’expérimentation.

Inventeur 2.0  : le Maker innove, propose des solutions inventives & inédites. Pour ce faire, il s’appuie sur les nouvelles technologies (machines-outils à commandes numériques, logiciels open source Hardware) afin de réaliser ses prototypes ou petites séries.

Bricoleur curieux  : le Maker n’accepte pas tel quel son environnement technologique. Il cherche à comprendre le fonctionnement des choses pour ensuite pouvoir les détourner selon ses désirs.

Partageur  : pour un Maker, l’innovation ne vaut que si elle est la base d’échanges avec d’autres passionnés comme lui – sur le Web ou dans les Makerspaces.

L’expérimentation  : pour un Maker, tout ne passe pas par les longues études ou le diplôme. L’apprentissage par la pratique est tout aussi important et même un non-spécialiste peut apporter des idées neuves.

L’origine du mouvement Maker

Selon Chris Anderson, auteur de Makers : la nouvelle révolution industrielle, l’essor de la culture Maker résulte de la conjonction de 3 éléments :

  • – l’émergence du desktop manufacturing : des outils de production numériques à prix accessibles et de dimensions d’atelier (imprimantes 3D, machines de découpe laser, etc.) ;
  • – l’innovation collaborative en ligne : l’open source, les réseaux sociaux, le crowfunding  ;
  • – l’accès facilité à la production et au prototypage : coût moindre des petites séries, offres de fabrication digitale « as a service ».

Il est indéniable que le Mouvement Maker doit beaucoup aux développements informatiques de ces 20 dernières années : ceux qui ont permis la démocratisation des outils, et ceux qui ont facilité l’échange d’information et son partage – autrement dit le Web.

Car rappelons-le, le Maker se forme et crée hors des circuits traditionnels. Forums et services en ligne, tutoriels, logiciels d’aide à la conception, partages d’expériences et de connaissances sur les réseaux sociaux : le Web est pour le Maker l’équivalent d’un atelier gigantesque où il échange avec ses alter ego.

Maquette en bois pour la conception de l'Ukronium, 2012
Maquette en bois pour la conception de l'Ukronium, 2012
Installation d'une Escape Room mobile, 2015
Installation d'une Escape Room mobile, 2015

Petite histoire des Makers

Le journaliste de technologie Dale Dougherty fut le premier à parler de «Maker Movement» quand il lança en 2005 le Make Magazine consacré aux projets DIY («Do it yourself»). L’année suivante, il a donné son essor au mouvement en initiant les Maker Faires, premières conventions de Makers. Ces salons permettent aux visiteurs – Maker ou curieux – de parcourir des stands de démonstration d’inventions, d’apprendre grâce à des ateliers-découvertes, de suivre des conférences sur les innovations de fabrication.

En France, le premier Make Faires s’est tenu à Saint-Malo en 2013. Depuis, il a lieu chaque année dans différentes villes de France. En 2016, à Paris, il a réuni 65 000 visiteurs.

Les Fab Labs et les Makerspaces : l’émergence de ces espaces communautaires, ouverts au public et disposant d’outils de fabrication numériques, a également facilité l’essor du Mouvement Maker. Initié par le MIT en 2001, le concept de Fab Lab s’est propagé depuis sur tout le globe ; ils adhèrent à une charte commune et forment un réseau mondial, à la différence des Makerspaces qui sont autonomes par rapport à toute institution.

Nous venons des Makers

Les domaines de prédilection des Makers sont éclectiques : de la robotique et l’électronique à la menuiserie et la métallurgie. Encore une fois, ce qui rassemble les Makers, ce n’est pas tant ce qu’ils font, mais comment ils le font et dans quel but. Comment ils font ? Décortiquer le fonctionnement des objets et les détourner pour servir leurs propres fins. Dans quel but ? Innover, créer des effets qui n’ont jamais été faits.

Je parlais de credo en début d’article ; les deux phrases ci-dessus représentent celui des fondateurs du Labsterium, Nicolas et Christophe.

Ce dernier a une formation de designer industriel de produit et de menuiserie numérique, et s’appuie tous les jours sur le digital pour créer du beau & de l’original. Quant aux idées de partage de connaissances… Eh bien, il a été formateur, c’est dire si cela lui tient à cœur.

Nicolas est un curieux autodidacte en électronique, qui a écumé toutes les sources d’information et expérimenté jusqu’à plus soif. Comprendre comment les choses fonctionnent, la R&D et l’Arduino sont sa sainte trinité.

Inventeurs 2.0, bricoleurs curieux, partageurs, et fanatiques de l’expérimentation : ça leur correspond bien ^_^

Vue depuis l'atelier électronique, Labsterium
Vue depuis l'atelier électronique, Labsterium